La loi Scrivener et Neiertz
Souscrire à un prêt immobilier, c'est s'engager financièrement pour une période relativement longue. Autrement dit, c'est un choix qui doit être réfléchi et qui n'est pas sans risque. À ce titre, il existe deux lois qui visent à protéger les emprunteurs : la loi Scrivener et la loi Neiertz.
1 - Avantages de la loi Scrivener

La loi Scrivener n° 79-596 a pour objectif de protéger et d'informer l'emprunteur. Également appelée "loi de rétractation", elle s'adresse uniquement aux particuliers souscrivant à un prêt immobilier supérieur à 21 500 €. En vigueur depuis le 13 juillet 1979, elle protège l'emprunteur en trois étapes :
2 - Modalités de la loi Scrivener
La loi Scrivener impose une clause suspensive de prêt dans le compromis de vente. Elle vise à protéger le consommateur qui n'obtiendrait pas son crédit immobilier. Vous apprendrez au cours de votre BTS Professions Immobilières à distance que la validité de cette clause doit être supérieure à un mois. Elle doit contenir le montant, le taux et la durée maximale du crédit. Trois cas de figure sont possibles :
3 - La loi Neiertz

La loi Neiertz va de pair avec la loi Scrivener. Elle vise également à protéger l'acquéreur mais surtout à lutter contre le surendettement. C'est-à-dire l'incapacité évidente pour l'emprunteur de régler ses dettes. Trois objectifs définissent cette loi :
Chaque département possède une commission de surendettement rattachée à la Banque de France. Les particuliers résidant en France peuvent y avoir recours en déposant un dossier. La commission se chargera ensuite de l'examiner et ainsi proposer des solutions de rééchelonnement des dettes.
Le domaine de l'immobilier est complexe et en tant que professionnels, il est de votre rôle de pouvoir conseiller au mieux vos clients. Pour autant, ces mesures ont pour but d'informer l'acquéreur au maximum afin que celui-ci prenne conscience de l'importance d'un tel engagement. Et ainsi, pouvoir prendre des décisions en toute objectivité.